Histoire de la Paroisse de LAMTAR

La Paroisse de LAMTAR

Dès la fondation du village, un prêtre de Sidi Bel Abbès, l'abbé Bonnefous vient visiter les habitants et inaugurer le culte catholique.
L'église est construite en 1879 mais si hâtivement qu'elle devra être réparée et même reconstruite plus tard.
La communauté n'est érigée en paroisse que le 21 mai 1880 sous le vocable Assomption et Saints Pierre et Paul.

Le culte catholique est exercé jusqu'en janvier 1881 par l'abbé Bonnefous, missionnaire diocésain.
Le premier titulaire du poste de curé est l'abbé Guillermin. Il parvient à orner son église grâce à une modeste subvention de 200 francs et quelques aumônes des paroissiens. L'abbé Guillermin, malade, doit rentrer en France en 1885.
Il est remplacé par l'abbé Delabre, qui a le souci de rectifier les constructions sommaires aussi bien à l'église qu'au presbytère.

L'abbé Chochillon lui succède en 1890 et son ministère sera marqué par des épisodes tragiques.
Dès le début, les lamtariens ne sont pas très fervents, le village est très divisé, l'église n'est pas attrayante, la fréquentation est bien faible.
Histoire de la Paroisse de LAMTAR
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# Posté le dimanche 15 avril 2007 13:54

Modifié le mardi 28 août 2007 09:06

Histoire de la Paroisse de LAMTAR

Disons à leur décharge que les durs travaux quotidiens ne leur laissent pas beaucoup le
temps. Peut-être aussi considèrent-ils que leur pénible existence leur ouvrira tant soit peu les portes célestes !
En 1898, suite au dernier agrandissement du village, un barrage est construit sur l'oued Lamtar pour permettre l'irrigation des jardins. Nous voilà à l'origine du drame.
L'administration est accusée par les habitants d'avoir sur les conseils du curé, sacrifié les intérêts de plusieurs d'entre-eux.
L'irrigation fonctionne pourtant correctement mais la population continue à accuser l'abbé Chochillon de ne point la soutenir et, au contraire d'exploiter la situation au profit de quelques amis politiques qu'il voudrait faire triompher.

En août 1902,des malfaiteurs s'introduisent dans le presbytère, frappant violemment le curé dans son lit, emportent une somme d'environ 3000 francs.
Les plaintes adressées à l'Evêché suivies d'enquêtes n'entraînent aucune sanction. Les mécontents décident alors de rendre eux-mêmes la justice.
Une nuit de mai 1906, décidément leur rancune est tenace, des malfaiteurs pénètrent dans le presbytère et s'attaque à la porte de la chambre du malheureux curé. Celui-ci décharge son fusil à travers la porte, faisant fuir ses agresseurs, qui reviennent bientôt à la charge.
L'abbé se bat, mais persuadé qu'il est en danger de mort, il se dérobe et assiste au pillage de son presbytère.
Le pauvre abbé Chochillon, déjà bien malade, se détourne de ses paroissiens et, en 1907 il demande son retour en France.

L'abbé Laugier, son remplaçant, trouve une population profondément troublée par les événements tragiques récents.
Il est remplacé par l'abbé Kiffer qui prend conscience de l'état de délabrement de l'église. Grâce aux concours financiers de la municipalité, du gouvernement général et des fidèles, il entreprend de faire démolir l'église pour la reconstruire.

L'abbé Kiffer décède et ne voit pas la réalisation de ses projets.
C'est l'abbé Blanquet, arrivé en 1927, qui mène à bien les travaux, et l'église nouvelle est terminée en 1929.
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# Posté le dimanche 15 avril 2007 13:56

Modifié le mardi 28 août 2007 09:06

Histoire de la Paroisse de LAMTAR

L'abbé Moreau succède à l'abbé Blanquet, et au départ de ce dernier, c'est le curé de Détrie l'abbé Hondet, qui vient assurer une messe mensuelle pendant quelques années.
Enfin en 1940, prend ses fonctions celui qui sera le dernier curé titulaire de Lamtar, l'abbé Girod.
Il travaillera beaucoup pendant ses 22 années de ministère.

En 1953, lors de la visite pastorale de Monseigneur Lacaste, il se désole de la vétusté de l'église et du peu de progrès spirituels de ses ouailles. Puis, les années passant, la fréquentation s'améliore.
En 1959, les efforts conjugués du maire Eugène Reis et ceux du curé aboutissent à la démolition complète de l'église et à sa reconstruction. C'est la troisième église de Lamtar.
Elle est belle, elle sera solide, un clocher élégant surmonte le porche, la nef avec sa voûte romane est accueillante.
Histoire de la Paroisse de LAMTAR

# Posté le dimanche 15 avril 2007 13:58

Modifié le mardi 28 août 2007 09:07

Histoire de la Paroisse de LAMTAR

[Il est difficile de ne pas citer dans la vie de la paroisse, Madame Moll qui, pendant 40 années, est demeurée au service des curés de Lamtar et y a développé un inlassable dévouement]

L'église a donc un beau clocher, et avec lui une nouvelle cloche «Espérance», un bronze de 530 kilos. Cette cloche est offerte par un paroissien M. Charles Lacour qui en est parrain, son épouse étant marraine. Mention de ce parrainage est gravée dans le bronze.
En 1962, la cloche est démontée et probablement conservée dans l'église de Sidi Bel Abbès.
En 1980, le chanoine Valarino, ancien curé fait don d'Espérance à l'église N.D de Santa Cruz à Nîmes en même temps que les vitraux de son ancienne église.
Enfin, en janvier 1990, après 10 ans d'attente dans une salle du sanctuaire, Espérance partage le clocher avec «Marie Blanche » qui, elle avait commencé sa carrière à Port aux poules.
Et depuis, l'une et l'autre arrachent des larmes aux lamtariens et autres pieds-noirs qui se rendent à Nîmes le de la fête de l'Ascension.


Le monument aux morts
Histoire de la Paroisse de LAMTAR
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# Posté le dimanche 15 avril 2007 14:01

Modifié le mardi 28 août 2007 09:07

Poème de Jean Louis SCHAFF 13 ans

LAMTAR (Dept ORAN)

C'est un petit village dans une région de vigne.
Où coule l'Oued Tisaf, gracieux comme un cygne
La population arabe vit en fonction du climat,
Et couche la tête tournée vers la kaaba.
Le village fait de pâtés de logis,
Séparés par des chemins de cailloutis
Est aussi la patrie des cigognes tranquilles,
Troublé tantôt par leurs craquettements
Au dessus de l'hôtel de ville.
Et toujours ces divins volatiles apportent le beau temps
Le climat y est chaud,
Il y fait toujours beau.
Pendant la moisson,
Le ciel d'un bleu profond
Est dérangé parfois par le cri d'un oiseau;
Ou par le vol de plusieurs étourneaux.
La plaine environnante, grand espace,
Nous fait découvrir l'immense et majestueux atlas.
C'est là, dans le très bel oranais,
Que j'aimerais fonder mon foyer.


J
Jean-Louis SCHAFF (13ans)
né à Verdun (Meuse)

# Posté le dimanche 15 avril 2007 14:22

Modifié le mardi 28 août 2007 09:08